Enfant-Avenir RDC, en sigle « ENAV/DRC » est une Organisation Non Gouvernementale de droit congolais, apolitique, non confessionnelle, à but non lucratif, humanitaire et professionnelle, spécialisée dans la réduction des souffrances sur toutes ses formes et dans la défense des droits fondamentaux (en particulier des enfants et des femmes), et de tous les individus en détresse en République Démocratique du Congo.
La protection de l’enfance est un terme générique utilisé pour désigner les efforts déployés en vue d’assurer la protection des enfants contre des actions ou des situations qui risquent de compromettre leur développement sanitaire et leur bien-être. Les enfants ont besoin de protection parce qu’ils sont physiquement, mentalement et émotionnellement immatures et incapables de se protéger convenablement par eux-mêmes. Pour se faire, Enfant-Avenir mène des activités dans ce secteur de manière à assurer de manière contributive et objective la protection de l’enfant partout où il se trouve en RDC. Il s’agit de :
- La recherche familiale et la réunification des enfants non-accompagnés et séparés ;
- La réintégration sociale et économique des enfants recrutés et utilisés dans les groupes armés ;
- L’appui psychosocial, juridique et médical des enfants victimes/survivants de violences sexuelles et celles basée sur le genre ;
En outre, ENAV exécute également certaines activités de prévention contre les violences sexuelles, l’exploitation et abus sexuels commis sur les enfants. Nous appuyons aussi les mécanismes locaux de protection de l’enfant, notamment les communautés protectrices, les clubs d’enfants, les associations communautaires des assistants psychosociaux. ENAV apporte un appui juridique et psychologique aux enfants en conflits avec la loi sous les liens de placement.
La santé reproductive recouvre de multiples questions et une approche intégrée multisectorielle doit être mise en place pour assurer des prestations de services efficaces. Des acteurs appartenant à de nombreux secteurs doivent être associés à la planification et à l’apport de services de santé reproductive, notamment les secteurs de la protection, de la santé, de la nutrition, de l’éducation et des services communautaires. Le manque de services de santé reproductive suffisant dans la phase aigüe des situations de crise humanitaire peut avoir de graves répercussions sur la santé des femmes et filles, et notamment:
- Grossesse non désirée due à un manque de planification familiale et de contraception d’urgence après un viol.
- Maladie, handicap et graves affections (telles que la fistule) dus à une grossesse non désirée, à des complications obstétriques et au manque de soins obstétriques d’urgence.
- Complications d’avortements dangereux menaçant le pronostic vital.
- Risque d’infection par le VIH et troubles de la fonction reproductrice.
- Vulnérabilité accrue à la violence à l’égard des femmes et des filles.
Pour ENAV, Il est important que les femmes et les filles disposent de services de santé reproductive de base lors de la phase aigüe des crises humanitaires de manière à répondre à leurs besoins de santé de base et à prévenir la morbidité et la mortalité dues à des causes relevant de la santé reproductive. C’est pourquoi il convient de mettre en place un Dispositif minimum d’urgence (DMU).
Dans ce secteur, ENAV a installé et rendu opérationnelles des Cliniques Juridiques afin d’améliorer l’accès à justice des femmes, enfants et filles survivantes de violences basées sur le genre. Ces Clinique Juridique offres des consultations et conseils juridiques aux personnes survivantes et victimes de violations graves de droits de l’homme. Au-delà de l’accompagnement juridique, Enfant-Avenir appui l’assistance judiciaire gratuite en faveur des enfants en contact avec la loi et aux victimes de violences sexuelles. ENAV appui la chaine pénale et l’organisation des audiences foraines dans le cadre de la lutte contre l’impunité.
ENAV Appui les communautés rurales dans la mise en place de leurs plans d’actions et pour le renforcement des capacités des femmes rurales à améliorer leur production agricole dans l’approche d’autonomisation.
Le contexte éducatif de la RDC de montre que le taux de préscolarisation pour les enfants âgés de 3 à 5 ans n’est que de 5%. Ce niveau est jugé très faible compte tenu des bénéfices que la préscolarisation peut apporter aux jeunes enfants pour améliorer l’entrée en primaire et le développement cognitif et social dès le plus jeune âge. Par ailleurs, les taux de redoublement et d’abandon au niveau de l’enseignement primaire ont sans aucun doute des répercutions sur le niveau secondaire. Les coûts directs (frais d’inscription) et indirects (matériel scolaire, uniforme, etc.) supportés par les ménages pauvres semblent être un des freins à la scolarisation des enfants malgré la politique de gratuité de l’enseignement primaire promulguée en 2010 par le Gouvernement de la RDC. Pour assurer notre intervention dans ce secteur stratégique, Enfant-Avenir privilégie des actions multisectorielles en incluant la survie et la protection de l’enfant à l’école contre l’exploitation et les abus sexuels, y compris la nutrition, l’eau, hygiène et assainissement.